Présentation
Membres
Réglementations
Actualités
Dossier du mois
Séminaires
Publications
Statistiques
Newsletters
 
:: Newsletter
*Nom et prénoms :
*Institution :
*Pays :
*Votre email ici :

 

  Espace adhérents
Actualités
Actualités des membres
- Banque de Tunisie : La banque qui va bien !   (10/06/08)
Une évolution positive de l’activité de la banque, un accroissement notable du produit net bancaire, une meilleure maîtrise des risques liés aux engagements de la banque, ainsi qu’une relative stabilité des frais généraux constituent, a titre indicatif et non exhaustif, certains des arguments de référence pour expliquer l’essor considérable et spectaculaire du résultat net de la Banque de Tunisie à la clôture de l’exercice comptable 2007.

Dans ce sens, le seuil de 60 MDT de bénéfice net annuel pour une banque tunisienne, a été allégrement franchi, d’où une marge de progression plus que significative (+ 51 %). Le résultat net réalisé en 2006 était en effet de 39,885 MDT, de quoi donner envie aux actionnaires de cette banque qui seront réunis en assemblée générale annuelle le 16 juin 2008 avec des réelles perspectives d’encaisser les fruits de leur investissement  par la grâce d’une distribution consistante de dividendes, sans oublier l’opportunité de réaliser des plus-values de valeur avec la hausse éventuelle du cours boursier de la banque en réponse à la publication de ses états financiers 2007.

Le risque nul est-il toujours bon ?

Il est indéniable qu’une appréciation des performances de la banque  était prévisible voir attendue. L’ampleur du niveau de rentabilité atteint était cependant tel qu’il a crée, tout de même, l’évènement chez les initiés. Avec un taux de rentabilité du capital et des fonds propres respectivement de 80% et  20 %, des comparaisons, malheureusement en défaveur de certaines autres banques de la place, sont implicitement faites et on ne peut pas ne pas  soulever, avec une curiosité certaine,  des interrogations et des questions quant aux  mérites et  raisons et pourquoi pas sur les secrets de telles performances et par conséquent la recette magique, si elle existe bien sur, pour réussir à  atteindre des pareils seuils de rentabilité dans le contexte économique  actuel. Un premier élément de réflexion peut être, d’ores déjà,  avancé pour expliquer les facteurs générateurs de telles performances. Il s’agit de l’enveloppe nette de provisions allouées pour la couverture des risques relatifs aux crédits de la banque, qui n’a pas dépassé  4,215 MDT en 2007 alors qu’elle avoisine 27,853 MDT en 2006, soit une baisse de l’ordre de 23,638 MDT. On est bien loin là, des montants des provisions constituées par les autres banques  d’équivalentes dimensions au cours de cette année pour se couvrir contre les créances accrochées et peu performantes pour ne pas dire totalement gelées.

Un chiffre qui renverrait peut-être à une gestion et une  maîtrise des prises de risque, en matière de financement, assez rigoureuses, comme le confirme d’ailleurs le niveau de couverture des créances classées par les provisions de 105,376 MDT de provisions constituées pour des créances classées de l’ordre de 115,051 MDT, soit un taux de couverture de 91,6%. A noter que l’objectif du secteur bancaire tunisien en la matière est d’atteindre 70% horizon 2009 et que  l’impact financier de cette régression des provisions sur le résultat représente plus de 75 % de la variation nette positive des bénéfices de la banque.

Toutefois, certaines mauvaises langues disent, aussi, que le motif premier des résultats de la banque se trouve être  la stratégie adoptée par le  management de la banque en matière de concours financier et dont  l’axe principal se base sur un choix fort sélectif des créneaux et entreprises à financer en optant, principalement, pour  les relations saines et rentables et à fort potentiel de croissance  sans se soucier des autres projets et secteurs à besoins financiers avec des  risques assez élevés mais dont le financement est indispensable pour la bonne dynamique de l’économie. Elles considèrent, donc, que la banque apporte une contribution moindre, comparativement aux autres banques et en considération de ses assises financières, et conséquemment elle n’a pas joué pleinement son rôle dans le financement de l'économie du pays.

Plus de 1,6 milliards DT de financement à l’économie.

Néanmoins, et en réponse à cet argumentaire, nous observons la progression des créances nettes sur la clientèle, un des critères de mesure de la contribution d’une banque dans le financement de l'économie nationale, avec  un volume de 1 662,590 MDT en 2007 soit plus 12 % par rapport à 2006. Autre indice, justificatif de l’appréciation de la rentabilité de la banque, est relatif au rythme de développement assez accélère de l’activité avec une marge de progression de 14 %, ce qui a engendré, d’ailleurs,  un accroissement des produits d’exploitations de 13% et malgré une hausse sensible des charges d’exploitation bancaire de 16,8%, le produit net bancaire a évolué positivement  de 11,5% environ du moment qu’il est passé de  103 977 md en 2006 à 115 894 md en 2007.

En terme de productivité, les résultats sont, aussi, assez flatteurs avec la couverture plus qu’intégrale des frais de personnel par les commissions perçues : 109%  et ce en raison d’une croissance plus soutenue des commissions perçues ( + 15 % ) relativement à celle des frais de personnel ( +6,4% ) :  ce qui place la barre assez haute pour les autres banques dont le taux moyen se situe entre 65 %  et 70 %. De même, un dinar investi en frais de personnel génère pour la banque 5,310 dinars de produit net bancaire : un seuil fort appréciable également.

Il est clair que toutes ces données placent la Banque de Tunisie dans un excellent positionnement au sein du secteur bancaire tunisien. Diriger et gérer une telle banque constitue aussi, pour son nouveau management, un défi et un challenge certes difficiles à relever surtout avec l’environnement aléatoire et fortement concurrentiel au sein du quel évolue la banque. Il représente cependant, sûrement une mission suffisamment motivante pour être vraiment exaltante. Nous attendons alors les performances de 2008 pour apprécier l’évolution de la banque. Actionnaires et investisseurs attendront aussi des explications sur les derniers évènements qu’a connue la banque et notamment l’annulation du communiqué qui avait annoncé l’augmentation du capital de la banque.

Source :http://www.africanmanager.com du 10 juin 2008
>> Retour >> Haut de page

 

©2007, Union des Banques Maghrébines. Tous droits réservés.
Pour toutes vos remarques et suggestions, écrire à info@ubm.org.tn

 
Page d'accueil Liens utiles Plan du site Contactez-nousEnglish site Adhésion