Pour
s'offrir la Scb, qui occupe le troisième rang sur l'échiquier bancaire
local, Attijariwafa a déboursé 164 milliards de francs Cfa dans un
programme global de développement bancaire au Sud du Sahara, en
occurrence au Cameroun, en Guinée Bissau, au Mali et au Sénégal. Avec
525 employés, la Scb dont le Cameroun détient 35% des parts d'actions a
réalisé en 2007, un résultat net de 3,8 milliards de francs Cfa, la
valeur appréciable de 21 milliards de francs Cfa de produit net
bancaire pour un total bilan de 308 milliards de francs Cfa.
Cette nouvelle acquisition inquiète les employés qui voient leur
banque changer de propriétaire en l'espace de cinq ans, puisque c'est
en 2003 que le Crédit agricole avait racheté la Scb qui était alors une
filiale du Crédit Lyonnais. Concrètement, l'opération consiste en un
échange croisé de participations. Le Crédit agricole, soucieux de
rattraper son retard sur ses deux concurrentes françaises (Société
générale et Bnp) au royaume chérifien, acquiert des actions
supplémentaires du Crédit du Maroc détenues par Wafa assurances, pour
porter sa participation à 77% du capital. Tandis que sa filiale Sofinco
prend 15% du capital de Wafasalaf. Toutefois, le processus ne connaîtra
son terme qu'au second trimestre 2009, après l'accord des autorités
compétentes. Attijariwafa Bank réalise une bonne opération en devenant
l'actionnaire principal de la troisième banque du Cameroun - l'Etat
garde le reliquat du capital: 35% -. En 2007 par exemple, la Scb/Crédit
agricole (15 agences) a enrichi ses propriétaires, en obtenant un
résultat net de 3,8 milliards F Cfa ; sa valeur ajoutée était
appréciable : 21,2 milliards F Cfa de produit net bancaire. Pour un
total bilan de 308 milliards F Cfa. Source: http://wmedia.cameroon-info.net du 24 DECEMBRE 2008 |