La
première édition de la conférence économique annuelle du Groupe
Attijariwafa bank s’est tenue le jeudi 13 novembre à Casablanca. Le
zoom fait sur un pays comme le Maroc a permis de déceler les atouts qui
se présentent aux marchés émergents.
Des points à prendre pour le tourisme
L’historien, spécialiste des questions géopolitiques,
M. Alexandre Adler l’a démontré en prenant exemple sur un pays
comme le Maroc, connu pour ses potentialités touristiques et les
performances réalisées par son secteur financier. Un appel du pied
ainsi lancé aux pays émergents, notamment ceux Africains invités à
tirer leur épingle du jeu. Sur cette lancée, le Président de Planet
Finance, M. Jacques Attali, estime que le Maroc est l’un des
grands succès économiques de ces dernières années, avec son agriculture
et son tourisme qui a enregistré plus de trois millions d’arrivées en
cinq ans.
Par ailleurs, Jacques Attali a conseillé le pays du Roi
Mohamed VI à maintenir des prix plus bas, s’il veut attirer plus de
profits dans ce contexte de crise financière. Une condition qui, pour
lui, passe par des investissements massifs dans le secteur touristique.
Les autorités de ces pays n’ont pas eu froid aux yeux face à cette
invite. Au moment où le Sénégal se fixe comme objectif à moyen terme
d’atteindre le million de touristes, le Maroc qui est à trois millions
d’arrivées vise les cinq millions d’ici 2010.
Le ministre de l’Economie et des finances du Maroc,
M. Salah-Eddine Mezouar qui a annoncé 15% d’investissement public
en 2009 dans son pays, pense que les objectifs visés ne pourront être
atteints qu’en mettant l’accent sur le développement des Petites et
moyennes entreprises. M. Mezouar qui invite ainsi les entreprises
à augmenter leur capital, annonce que le gouvernement marocain est en
train de travailler à la mise en place de fonds de garantie pour la Pme
dans la dynamique de faire face à la crise financière.
M. Salah-Eddine Mezouar a estimé que : « le Maroc fera
de cette crise un atout ».
Répondant à cette invite, le Président Directeur
Général d’Attijariwafa bank, M. Mohamed El Kettani a fait savoir
que : « la fin d’un monde n’est pas la fin du monde ».
C’est ainsi qu’il a lancé un appel aux opérateurs marocains et
étrangers désirant investir au Maroc à poursuivre les projets de
développement dans le secteur bancaire marocain, déterminé à consolider
davantage ses efforts sur tous les segments de marché. Un engagement
dont le groupe Attijariwafa bank se fait le porte-drapeau, nonobstant
les tenants et les aboutissants de cette crise.
Pour M. Gilda De Nercy, responsable de la
recherche chez Exane Bnp Paribas l’heure est venue de :
« ramener les banques à leur véritable vocation : la
distribution optimale des crédits ». M. Eui-Gak Hwang,
professeur d’Économie au centre International pour le développement de
l’Asie de l’Est, pour sa part, pense que : « Il faut rétablir
la confiance chez les populations des pays émergents ».
devant cette détermination, M. Alexandre Adler qui
est également conseiller éditorial à la Direction du Figaro et grand
spécialiste des questions géopolitiques, a appelé les autorités
marocaines à surtout, « ne pas baisser la garde et continuer à
développer les marchés intérieurs ainsi que les produits à
l’exportation ». Pour M. Adler, « le Maroc doit saisir
cette chance qui est de ne pas avoir beaucoup de ressources naturelles,
dont les prix s’inscrivent en baisse subissant de plein fouet les
effets de cette crise. Car la vraie richesse de votre pays ce sont ses
Hommes et ses traditions ».
Source : http://www.sudonline.sn du 19 novembre 2008